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Le bien être est-il la clef d’une vie professionnelle épanouissante ?

Le bien être est-il la clef d’une vie professionnelle épanouissante ?
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L’ambivalence du travail

Tous les jours 3,2 milliards de personnes, soit 43% de la population mondiale, se lèvent pour aller travailler. Des mineurs africains travaillant pour moins d’1€ par jour aux banquiers hongkongais travaillant plus de 14 heures. Les situations et conditions de travail sont multiples mais une constante s’applique à tous ces cas : le travail est la principale source de subsistance (alimentaire, vestimentaire, résidentiel) mais aussi un vecteur de réalisation de soi.

C’est pourquoi le travail a un caractère ambivalent pour la majorité de la population mondiale.

Bien que la mondialisation a sorti des millions de personnes de la pauvreté extrême et fait émerger une nouvelle classe moyenne, il est clair que le bien être de la main d’œuvre mondiale est très loin d’être optimal. Ce constat se traduit par l’insécurité économique, le stress, la démotivation, les problèmes de santé…

Source : GWI

Le Forum Economique Mondial et l’Ecole de Santé publique d’Harvard estiment que les maladies chroniques et mentales résulteront en une perte économique globale de 47 trillions de dollars sur la période 2011-2030. Ce Constat  est renforcé par l’OMS et les Nations Unies qui font des maladies non transmissibles l’une des principales menaces pour le futur. Pourtant ces maladies telles que les maladies cardio-respiratoires, le diabète de type 2 et près de 40% des cancers pourraient être prévenues en s’adressant aux principaux facteurs de risques. L’activité physique, une alimentation saine, un niveau de stress réduit et d’autres comportements favorisant le bien être en général réduiraient considérablement ces risques. Des comportements qui doivent être encouragés sur le lieu de travail.

Le bien-être au travail doit être appréhendé dans un scope plus large

Source : GWI

Le Global Wellness Institute (GWI) définit le bien-être comme : la quête active d’activités, de choix et d’un mode de vie qui conduit à un état de santé holistique. Deux aspects de cette définition sont importants : la notion de quête active résultant d’actions et de choix. Et la notion de santé holistique reliant entre elle chaque composante de la vie d’un individu dans le but de trouver l’harmonie.
Bien que le bien-être soit une quête individuelle, elle est influencée par l’environnement dans lequel on vit (cf. schéma).

La majorité des individus passent près de la moitié de leurs temps éveillé au travail. C’est pourquoi bien-être et  travail sont interdépendants. Nombre de fois les problèmes personnels ont un impact sur notre productivité au travail et vice versa. L’énergie procurée par une  vie saine, épanouie, avec une activé physique régulière génère des gains de productivité majeur. Mais aussi le travail par sa qualité à générer du sens, de la satisfaction, de la camaraderie influence directement l’épanouissement personnel. Ainsi travail et bien-être doivent se nourrir mutuellement dans un cercle vertueux.

Un certain nombre de sociétés commencent à reconnaître cette interdépendance entre bien-être et travail et plus largement entre le bien-être des employés avec la capacité de l’entreprise à être performante et innovante. Les entreprises à l’avant-garde de ce mouvement se concentrent sur les différents aspects du bien-être individuel de la forme physique, mentale, l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle, l’équité salariale ou l’alignement de la motivation intrinsèque avec le travail.  Faisant de leurs ressources humaines la principale ressource de l’organisation

Une réelle prise de conscience des employeurs mais limitée en terme d’investissement

Source : GWI

Estimée à 48 milliards de dollars par le GWI, l’économie du bien-être au travail est encore limitée par rapport à l’industrie du bien-être globale (4,2 trillions de dollars) mais surtout au fardeau économique que représente la perte de productivité liée à une main d’œuvre démotivée et souffrante (10-15% du PIB mondial).

GWI mesure la taille de l’industrie du bien-être sur le lieu de travail en estimant les dépenses faites par les employeurs pour améliorer le bien-être des salariés.

Cependant seul 10% de la main d’œuvre mondial profite de ces programmes et principalement dans les pays occidentaux.

La vision du bien-être au travail est le droit de travailler dans un environnement sain, motivant et gratifiant. Chaque membre de l’organisation doit embrasser ce mantra pour faire du bureau un lieu où le bien-être est un bien commun.


Jean-Paul TONY-HELISSEY

KPMG

Sporsora

Membre Sporsora

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